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Le devoir oblige
Le devoir oblige

La volenté d'apprendre, dépasse les murs de l'école.


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  Culture Il y a 29  articles 
Mostefa lacheraf l'enfant de aouas

Par Slimane Aït Sidhoum*
Feu Mostefa Lacheraf est né à Sidi-Aïssa, une grande daira de la wilaya de M'Sila. Jusqu'à très récemment la ville n'était même pas visible sur les cartes routières. C'était une sorte de nulle part entre Sour El Ghozlane et Bou Saada, se situant avant Aïn El Hadjel, la grande halte des routiers et royaume incontesté de la restauration rapide. Et, pourtant Sidi Aïssa a des atouts à faire valoir comme son marché hebdomadaire qui draine des milliers de visiteurs chaque semaine, sans oublier les résultats scolaires méritoires obtenus par les apprenants de la contrée d'année en année. Il faut dire aussi que contrairement à beaucoup de hauts cadres qui occultent leurs lieux de naissance, au détriment d'une appartenance urbaine plus valorisante, feu Mostefa Lacheraf a fait de Sidi Aïssa une fierté qui transparaît dans toute son ouvre. Dans ses " Ecrits didactiques" et "Des noms et des lieux"(2), on a l'impression que Sidi Aïssa, sort de l'anonymat pour accéder à une universalité amplement méritée. Mais malheureusement cette ville le lui rend très mal, affectionnant l'ingratitude plus que l'hommage, l'amnésie plus que le souvenir. En effet, rien n'indique dans la ville qu'un des intellectuels Algériens les plus brillants avait passé son enfance ici. Les établissements scolaires portent des noms le plus souvent sans relation avec l'environnement mais beaucoup plus au service d'une histoire officielle faite pour consolider le régime politique en place depuis l'indépendance. La population de la ville dont la majorité est jeune a d'autres préoccupations et il
ne reste que quelques irréductibles qui essayent de faire vivre une mémoire locale en péril. Beaucoup des amis d'enfance de feu Lacheraf l'avaient précédés au ciel nous pensons à : Alia Hadj Kouider, Sidhoumi
Nadir, Sidhoumi Abdellah et Si Djaffar.
De cette génération de disparus, il ne subsiste que quelques bribes de témoignages, arrachés à l'oubli par des discussions amicales mais jamais transcrits. Une forme de paresse intellectuelle a eu raison des bonnes intentions du chercheur.
Une enfance heureuse:
Feu Mostefa Lacheraf avait fréquenté l'école Albert Sarat, située en plein centre ville. Pour les anciens Albert Sarat était un enseignant humaniste venu du Doubs (région de l'est de la France) avec sa femme au
début du siècle passé. Un des condisciples de Feu Motefa Lacheraf, Mr Ahmed Ouamar Chabane né en 1917, avait bien voulu nous parler de cet écolier modèle qu'il avait connu à la veille de passer le certificat de fin d'études. Ils s'asseyaient tous les deux à la même table." Il était doux et très intelligent" se souvint Da Chabane avant d'ajouter : " En français, il était toujours le premier mais en calcul c'est moi qui
m'imposais". En deux mots la personnalité de Mr Lacheraf se dessine, imposante par son exigence et prolifique par son abnégation. Un vrai producteur d'idées et d'analyses pertinentes. Pour revenir au
côté anecdotique, Da Chabane est connu aussi pour sa grande érudition et il a bien voulu nous en conter une, qui se rapporte au caractère du petit Mostefa".
Ce fut pendant le ramadan et Mme Sarat nous posa des questions relatives aux trois religions et les promesses qu'elles faisaient pour la récompense dans l'au-delà, avant de nous demander de qui on se sentait le plus proche? Au lieu de répondre à la question, la discussion prit une dérive communautaire. Les esprits s'étaient échauffés et chacun défendait sa chapelle.
Quand arriva le tour du petit Mostefa, il dit calmement qu'il aimait les français, les arabes et les kabyles" Selon toujours l'intarissable Da Chabane, Mme Sarat fut subjuguée par la perspicacité du petit
Mostefa. Le lendemain l'instituteur sur l'instigation de sa femme et de ses constations, fit une leçon de morale sur la tolérance et le savoir vivre ensemble.
Mr Albert Sarat traitait tous les élèves sur un même pied d'égalité malgré toutes les interventions qui se faisaient dans les coulisses, pour favoriser les uns et les autres. Un autre témoignage émanant d'une
respectable dame de Sidi Aïssa, Mme Denideni et qui était aussi sa condisciple; elle connaissait bien l'entourage du petit Mostefa et spécialement de sa maman. Cette dernière était "très généreuse" et les
sours de Mostefa" très gentilles et d'un commerce très agréable". A partir de ces deux sources le fil commence à se rompre. Le fait d'avoir quitté la ville pour poursuivre ses études à Alger et ses voyages à
l'étranger ont réduit les souvenirs comme peau de chagrin.
Nostalgie et oubli:
Les fréquentes visites qu'il effectuait dans sa ville natale, avaient pour lui valeur de pèlerinage. Mostefa Lacheraf, retrouvait ses anciens camarades et s'affligeait devant le spectacle hideux de son ancienne école. Ce fut à l'époque un bel édifice, construit à la pierre taillée avec un agencement harmonieux et un jardin fleuri. La cloche au bout du préau pendait comme des dattes mielleuses et donnait l'impression d'attendre la main câline du concierge pour libérer une quelconque symphonie. De cet édifice qui faisait la fierté de la ville et un lieu enchanteur pour les yeux, on a fait des logements pour les enseignants. Sur la copie originale on a posé des atours carcéraux, avec des barreaux pour mieux s'enfermer et gâcher la vue du flâneur. Da Chabane
m'avait confirmé que feu Mostefa Lacheraf avait versé devant ce spectacle terrifiant de vraies larmes. Le saccage de la mémoire, il en connaissait un rayon, lui qui avait écrit dans l'un de ses articles qu'on pouvait trouver des archives de la nation algérienne, à bon marché du côté de la rue de la Lyre à Alger.
Peut être qu'il avait aussi une conception de la nation et de la société qui ne cadrait pas avec la culture ambiante. Ici en France où je vis depuis quelque temps, les mêmes questionnements et les mêmes
incertitudes sur ce que nous sommes continuent à me hanter. Et en apprenant la triste nouvelle de la disparition de Mostefa Lacheraf, je me suis heurté au même problème d'oubli et d'ignorance. Les étudiants
Algériens que je fréquente ont vaguement entendu parler de Mostefa Lacheraf. A chaque fois, des mises à jour sont nécessaires, en ayant l'impression d'avoir affaire à des machines dépassées par les innovations technologiques. Qui a dit que l'exil entretenait la mémoire et nourrissait la nostalgie? Pourtant les clichés ont la vie dure et Mostefa Lacheraf traquait inlassablement tous les poncifs qui favorisaient la défaite de la pensée. Maintenant qu'il a tiré sa révérence avec la profonde conviction du devoir accompli, il peut prétendre au repos éternel et du haut du ciel c'est sûr qu'ils nous souhaitent avec le nouvel an chrétien et le yennayer Amazighe que cessent nos travers et nos errements.
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* Universitaire et écrivain ayant déjà publié : « les trois doigts de la main » et « La faille » aux
éditions Chihab d'Alger.

Par Slimane Aït Sidhoum
Journaliste et écrivain



La méditerranée fait son cinéma à montpellier

Le festival du cinéma méditerranéen de Montpellier qui est à sa vingt huitième édition, a débuté le 27 Octobre et s’étalera jusqu’au 5 Novembre 2006. Ce rendez vous cinématographique qui doit sa longévité à l’implication de plusieurs partenaires dont le centre national de la cinématographie, se veut un « vecteur de paix »selon Mr Pierre Pitiot le président du Festival. D’autre part, la directrice générale du CNC Mme Véronique Cayle voit dans ce festival une sorte de célébration de : « la vitalité culturelle du bassin méditerranéen » et : « des lieux privilégiés de rencontres, d’échanges et de découverte » pour reprendre les mots de Mr Costas Daskalakis le chef d’unité média programme. Trente longs métrages ont été sélectionnés pour la récompense suprême « l’Antigone d’or de la ville et de l’agglomération de Montpellier ». Le court métrage n’est pas oublié pour autant, il y’aura dans cette catégorie la projection de plus de quarante trois films. Il est à noter que contrairement aux longs métrages où le cinéma algérien est absent, dans cette catégorie un court métrage de dix sept minutes réalisé par Hassan Ferhani et intitulé : « Les baies d’Alger » tenterait de sauver la face. Cette coproduction Franco- Algérienne intimiste, est dédiée au centre ville de la capitale et sa splendide baie. Les documentaires auront également droit de cité. Le plus attendu sera sans doute : « News from house » qu’on pourrait traduire par « les nouvelles de la maison » du réalisateur Israélien Amos Gitai qui continue de se pencher sur la maison palestinienne, l’histoire des successions et des changements de propriétaires. En ce qui concerne la soirée d’ouverture, il y’aura la projection en avant première du film « Mon Colonel » de Laurent Herbiet. Un film qui traite de l’épisode sanglant de l’OAS pendant la révolution d’indépendance. Ce film est servi par deux excellents acteurs à savoir : Bruno Solo et Cécile de France.
Yes, mon Colonel
Le film a soulevé une petite polémique lors de sa projection en avant première. Elle concerne l’apparition de la photo du président « François Mitterand ». Certains adhérents au parti socialiste français ont rapidement déduit que le film le chargeait en tant que responsable de la guerre d’Algérie. Francis Zamponi, l’auteur du roman qui a inspiré le film, précise que l’évocation de cet homme politique est due : « à sa longévité dans la vie publique puis au fait qu’au déclenchement de la révolution Algérienne, il était ministre de l’intérieur chargé du maintien de l’ordre et que à l’époque où le roman a été écrit, c'est-à-dire au début des années quatre vingt dix, il occupait les charges de président de la république ». Pour revenir au film proprement dit, c’est l’assassinat d’un officier supérieur de l’armée française qui va racler la mémoire des antagonistes et réveiller des douloureux souvenirs. La police s’empare de l’affaire et un correspondant anonyme va commencer à envoyer des lettres pour orienter les recherches et résoudre l’énigme de cette mort. Usant de la technique du flash back, alternant la couleur et l’image en noir et blanc, le spectateur est transporté dans le temps pour se retrouver dans la région de Sétif. Le choix de cette région obéit à un double souci symbolique pour l’auteur Francis Zamponi. Il y est né. El Eulma plus exactement est sa ville natale. Son père était policier en Algérie, puis aussi c’est une région emblématique de la répression coloniale à cause des massacres du 8 Mai 1945, l’auteur a ajouté dans sa conférence de presse : « C’est à ce moment là que la grande cassure s’était produite et qu’il a fallu donner l’indépendance aux Algériens ». Un autre symbole c’est le nom de la caserne mis en exergue dans le film, c’est à dire « Saint Arnaud ». Ancienne appellation d’El Eulma mais aussi un clin d’œil au passé peu glorieux de cet ancien militaire du 19éme siècle qui a été à l’origine des enfumades des populations de la Dahra. C’est donc dans cette caserne qu’arrive un jeune soldat avec le grade de lieutenant et qui répond au nom de Guy Rossi, fort de sa licence en droit, il entend incarner le respect de la légalité. Mais concrètement il va se heurter au colonel Duplan. Ce dernier pour soutirer des renseignements aux prisonniers Algériens, va franchir le pas et user de la pratique la plus vile pour l’être humain, à savoir : la torture. Pour habiller cette pratique d’une forme de légalité, il demandera au lieutenant de piocher dans les manuels de droit afin de justifier l’injustifiable. A partir du moment où l’on s’autorise la première transgression, tout se précipite. Très mal à l’aise devant toutes ses images qui s’offrent à lui dans les sous sols de la caserne, il va confier son malaise à une sorte de journal intime dont va hériter son père. La mort mystérieuse du jeune lieutenant avant la fin de la guerre tiraillé entre la légalité et les dérives d’une guerre sanglante, ne résout rien à ce problème. Le jeu très sobre des acteurs et le scénario auquel a participé Costa Gavras, ont évité au film de sombrer dans le manichéisme qui guide en général ce genre de thématique pour en faire une sorte de réflexion qui peut rapprocher toutes les mémoires.
Conversations à Alger
Le court métrage de Hassan Ferhani a laissé une bonne impression chez le public nombreux qui a assisté à la projection. Il a plu par l’originalité de son thème et de son langage. Le réalisateur a compensé le manque de moyens par l’idée de son scénario qui a consisté à placer une caméra fixe sur des balcons du centre ville d’Alger et écouter aux fenêtres tout ce qui peut être dit à l’ombre des persiennes. Ainsi tout va y passer : les ruptures conjugales et amoureuses, les affaires juteuses, les films à l’eau de rose, le cousin qui vient du bled pour s’émerveiller devant la beauté d’Alger. Le tout servi par des dialogues de haute facture utilisant toutes les langues du pays.

Toujours dans cette catégorie du court métrage, la jeune cinéaste Palestinienne « Najwa Najar » a présenté un film très révélateur sur les rapports amoureux chez une jeunesse doublement enfermée par les traditions et l’occupation. Pour rester toujours dans la même aire géographique, le film de l’Israélienne Talya Lavie qui raconte le quotidien de deux jeunes filles engagées dans l’armée et leur malaise au jour le jour. Remarquablement bien filmé et il obtint à la fin le prix spécial du jury. Au point de vue de la performance, il faut saluer le film du jeune Egyptien Shérif ElBandary « Quelle bonne journée ! » et le jeu de l’actrice.
Le cinéma des Balkans en force :
Ce vingt huitième festival a vu l’émergence du cinéma des Balkans. Un cinéma qui semble habité par une esthétique particulière qui renvoient à une époque bénie où l’esprit mercantile se tenait loin de l’art. Dans cette catégorie, on retiendra « la route des pastèques » de Branko Schmidt et « poste frontière » de Rajko Grlic. Ces deux films ont raflé tous les prix du festival. Le cinéma Turque a aussi montré qu’il faudra compter avec lui. On notera que « Des temps et des vents » qui a obtenu le prix « jeune public du CMCAS » raconte l’histoire d’un village pauvre qui regarde la mer et qui vit au rythme de l’appel aux cinq prières. Un autre film projeté hors compétition intitulé « Une âme déchirée »de M Altioklar a retenu l’attention du public par la manière dont il a été tourné. Enfin, une mention spéciale aux organisateurs du festival pour son bon déroulement.

Par Slimane Aït Sidhoum
Journaliste et écrivain



Ben slimane samir- la quête de la rime perdue

Samir Ben slimane est un jeune poète de Sidi Aïssa d'expression Berbère. Il est né le premier Juillet 1974 et travaille dans le bain maure familial. Adepte du mot rare, il a toujours un petit calepin à la main, prêt à noter la trouvaille qui fera la rime tant attendue. Ses incessants déplacements en Kabylie et la fréquentation de la vieille génération sont pour lui, une source intarissable où il puise les concepts qui enrichissent sa poésie. Il n'oublie pas de compulser les livres et les dictionnaires qui ont pour leitmotive le fonds commun Bèrbère. Ainsi dans sa poésie, il passe allègrement du Kabyle au Chaoui, sans oublier de faire des détours par le Mozabite et le Targui. La curiosité l'a poussé à connaître aussi les parlers Berbères du Maroc. Cette quête lyrique inlassable a fait des ses vers une sorte de « poésie syncrétique » qui valorise le fonds commun Berbère. Jusqu'à présent, il a produit plus de deux mille vers, c'est à dire une dizaine de grands poèmes où tous les thèmes sont abordés, allant de l'amour et ses déceptions en passant par l'amitié et la fraternité. Mais sa fierté reste, le long poème dédié à Feu Matoub Lounès. Il a fait plusieurs passages à la chaîne 2 et travaille actuellement sur son premier recueil de poésie et une sorte de dictionnaire des rimes Berbères.

Par Slimane Aït Sidhoum
Journaliste et écrivain



Histoire d'un linguicide

Le dernier roman publié par Assia Djebar qui vient de faire une entrée amplement méritée à l'académie Française a un titre très évocateur et à la limite de la provocation : « La disparition de la langue française ». Ce roman pour les familiers de l'oeuvre « Djebarienne » revient sur des thèmes déjà abordés dans « Le blanc de l'Algérie ; l'amour et la Fantasia et les nuits de Strasbourg ». C'est une sorte de continuum qui nous fait baigner dans le même univers où prédominent des personnages tellement authentiques qu'il est difficile de déceler la part du réel de celle de la fiction. « La disparition de la langue française » partage une proximité thématique avec « le Blanc de l'Algérie » parce que l'intrigue se passe au moment où les intellectuels Algériens ont commencé à tomber sous les coups de boutoir de la horde sans foi et loi. Ainsi Berkane, un quinquagénaire Algérien proche de la retraite et vivant à Paris décide un beau jour de revenir à Alger pour écrire le livre qui lui tient depuis toujours à cour. Installé dans une maison du bord de mer et dont le mobilier est réduit à sa plus simple expression, il fit la rencontre de Nadjia.
Une femme libre qui passe son temps à voyager et qui n'a qu'une obsession quitter Alger avant le chaos.
Dans ce corps à corps plein de sensualité et d'érotisme, Assia Djebar traite avec brio, les situations et les quiproquos qui naissent des amours éphémères et où on laisse le soin aux sens de s'emplir de l'autre avant la rupture. Ici, on retrouve les «neufs nuits de Strasbourg » où la femme abandonne son mari en Algérie pour aller retrouver l'amant de l'autre côté de la mer. Entre l'écriture et les câlins qu'il prodigue à Nadjia, Berkane s'offre des petites
excursions dans la Casbah d'Alger. Il veut retrouver à travers ces flâneries heureuses, des senteurs et des ambiances de jadis. La mémoire malgré les affres du temps refait surface et vient heurter un présent qui ne privilégie que l'amnésie. Dans cette ambiance de la basse Casbah et de ses marchés populaires, Berkane racle le fond de ses souvenirs et revit les manifestations qu'a connues Alger entre 1960 et 1962.
Une révolte urbaine remarquablement remise en perspective comme un écho à la révolte rurale du début de la colonisation que Assia Djebar avait exhumé du fin fond des errements de la mémoire oublieuse dans «L'amour et la fantasia ». C'était l'une des rares à avoir parlé des enfumades de la Dahra commises par « Saint Arnaud et Pélissier ». Quand Nadjia décide de fuir devant le péril vert des Islamistes, Berkane disparaît sur une route menant à Dellys et on ne le retrouvera jamais. « La disparition de la langue Française » trouve son explication dans le fait que beaucoup de nos intellectuels ont été assassinés par ce qu'ils avaient eu la malchance d'écrire dans cette langue. Assia Djebar confirme qu'elle possède une écriture incomparable, sobre et méticuleuse qui la classe parmi les auteurs majeurs de la littérature universelle.

Par Slimane Aït Sidhoum
Journaliste et écrivain





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