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Scènes de vie
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Une clôture salutaire
La carcasse non bâtie de la BDL qui est située au centre ville de Sidi Aïssa était devenue un véritable danger pour la santé publique. Cette surface était utilisée comme toilettes clandestines par beaucoup d'inconscients. Le manque de civisme a rendu ce lieu répugnant à l'oil et au nez. Les odeurs pestilentielles prenaient à la gorge chaque passant.
Le Matin dans ces précédentes livraisons a attiré l'attention des autorités locales sur ce danger permanent. Il avait fallu attendre quelques années pour qu'on mette une clôture tout autour de cette carcasse. Cette clôture a soulagé les passants car elle permet au centre ville deevenir fréquentable.
Des fois, il suffit de gestes simples pour que l'environnement devienne plus convivial.
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
Les sanitaires de la discorde
Les bouchers du marché couvert qui regroupe cette corporation n'ont pas compris une décision émanant de l'APC de Sidi Aïssa. La décision consistait à céder les sanitaires de l'établissement à un particulier pour qu'il en fasse une exploitation comme toilettes publiques. La cession de ce petit espace réduit dont la surface n'excède pas les neuf mètres carrés, a soulevé l'ire des professionnels de la viande qui exercent dans ce lieu presque à perte. Car, les tables clandestines de vente se sont multipliées.
Heureusement la décision d'attribution a été annulée après protestation. L'un des bouchers qui a répondu aux questions du Matin, nous dit qu'ils restaient mobilisés et vigilants pour qu'une telle action ne se reproduise plus.
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
Portes ouvertes sur la protection
A l'occasion de la fête annuelle de la protection civile, l'unité de Sidi Aïssa a organisé des portes ouvertes pour informer les citoyens sur les missions nobles de ce corps. L'unité de Sidi Aïssa est fonctionnelle depuis 1976. Elle intervient sur sept communes et couvre une superficie de 2237km2. Beaucoup d'écoliers sont venus s'informer sur le matériel utilisé et les missions locales. Après les explications, ils ont reçu des brochures sur la prévention contre les accidents domestiques. L'unité de Sidi Aïssa, intervient surtout dans les accidents de la circulation car la ville est située sur l'axe de trois routes nationales. Sans oublier les inondations et les risques que font peser sur la ville les deux oueds qui la traversent . Le fleuron de cette unité reste l'ambulance médicalisée qui est bien équipée mais fonction jusqu'à présent sans médecin, à cause d'un manque de postes budgétaires. En fin les éléments de la protection civile ont célébré eux aussi l'arrivée du printemps en plantant une centaine d'arbres en ville.
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
Les graffitis sentimentaux
On sait que les inscriptions murales sont un moyen d'expression qu'utilisent beaucoup les jeunes. Ces graffitis renseignent sur les préoccupations du moment des tagueurs. A Sidi Aïssa, les graffitis ne sont pas politiques mais recèlent une thématique sentimentale.
On les trouve surtout à proximité des établissements scolaires. Chaque tagueur déclare à travers une phrase, un mot en arabe ou en français, sa flamme à la muse qui l'a inspirée. Dans le florilège qu'ils nous a été donné de parcourir, les inscriptions pour la plupart sont dénuées de vulgarité. D'autres graffitis mais qui sont marginaux ont trait à l'émigration et au souhait d'obtenir un visa. Les revendications sociales et politiques ne figurent pas dans les centres d'intérêts des jeunes, car ils savent que l'état de léthargie qui connaît la ville de Sidi Aïssa est irréversible.