Un complexe qui comprend plusieurs salles où les jeunes peuvent exercer leurs sports favoris.
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Scènes de vie
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Un jardin pour rien
Selon un élu local de Sidi Aïssa le jardin situé au niveau du quartier de la poste a coûté la bagatelle de six millions de centimes. Ce jardin qui était sensé apporter une touche esthétique à l'environnement, est devenu par la force des choses un terrain de foot ball pour les enfants. Son utilisation comme aire de jeu favorise la détérioration des lampadaires et des bancs. Les gens qui cherchent le calme ne viendraient pas dans ce lieu. D'abord parce qu'il se trouve à proximité de la route nationale n°8. Le vacarme et la fumée des véhicules en sont un véritable repoussoir.
Ensuite malgré l'existence de certains arbres faméliques, l'ombre tant recherchée en été, fait défaut. De nombreux citoyens s'interrogent sur l'utilité d'un tel projet alors que certains quartiers de la ville sont dans un état de délabrement avancé.
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
Le clown et le dromadaire
C'est l'intitulé du spectacle offert en ville pour le bonheur des enfants et des badauds le jour de l'Aïd.
Cette représentation improvisée n'a pas été jouée dans une salle obscure mais à travers les rues de la ville de Sidi Aïssa. Dés le matin l'apparition de ce personnage de cirque à l'accoutrement bariolé de couleurs multiples, l'attroupement fut général. Les enfants voyaient cet acteur enchanteur taquiner un dromadaire venu tout droit de la steppe. Avec ses gestes maladroits et les postures comiques qu'il déployait devant des yeux subjugués, l'adhésion des enfants fut total. Beaucoup se sont faufilés jusqu'au périmètre de sa scène improvisée pour se faire prendre en photo. On peut dire que les enfants qui sont sevrés de tout à Sidi Aïssa, ont passé un moment agréable en rupture avec la monotonie quotidienne.
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
En panne de bouchers
Beaucoup de citoyens de la ville de Sidi Aïssa nous ont fait part d'un problème qu'ils ont rencontré le jour de l'Aïd. En effet après avoir fait d'énormes efforts pour pouvoir acquérir le mouton du sacrifice, il fallait se démener pour l'immoler au moment venu.
Cet instant crucial du rite est devenu un cauchemar. Il fallait parcourir toute la ville et faire de multiples démarches pour trouver un boucher capable de s'acquitter de cette tâche. Certains nous ont dit qu'à midi passée, ils n'avaient pas accompli l'acte sacrificiel. Le nombre des bouchers qui se proposent à cette besogne ne suffit plus vu que le nombre des habitants de la ville a presque triplé. Dans un élan de solidarité, certains citoyens amateurs s'étaient proposés pour aider ceux qui n'avaient pas trouvé le spécialiste attendu. D'autres citoyens pour attirer le boucher tant convoité proposaient jusqu'à mille dinars pour accomplir le rite dans les délais. Il est à signaler que le lendemain de cette fête des flaques de sang étaienft visible à différents endroits de la ville, ce qui constitue un danger pour la santé publique.
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
Des périodiques anonymes
Les établissements scolaires ont été destinataires d'une note de l'académie les invitant à souscrire des abonnements pour des périodiques édités par la tutelle. L'un de ces périodiques a pour titre « Fenêtre sur la pédagogie » un autre « L'almanach de l'enseignant ». Des enseignants nous ont parlé en toute franchise de ce procédé peu élégant de la part des initiateurs de cette action sensée renforcer la
documentation des formateurs. Ainsi, ils trouvent ridicule de souscrire un abonnement sans connaître le contenu de ces périodiques. Pour les autres, il fallait accompagner cette note de catalogue de présentation des ouvrages cités. Pour la plupart tant qu'aucune information n'est donnée sur ces titres, ils ne pourraient pas donner suite à cette souscription.