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Scènes de vie |
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Nuisances sonores
Le marché des fruits et légumes de Sidi Aïssa, installé sur un terrain vague est devenu peu à peu un fourre tout. Mais, ce qui rend grave son emplacement fantaisiste, c'est de se trouver à proximité d'une école primaire et un collège. Ainsi, les vendeurs de cassette en tous genres musicaux, sans tenir compte du voisinage, lâchent leurs décibels de façon agressive. Et cela commence tôt le matin. Alors, forcément les cours dans ces deux établissements sont perturbés par la quantité d'insanités que diffusent les hauts parleurs à des centaines de mètres à la ronde. Sans oublier, ces bonimenteurs, qui promettent tout et n'importe quoi en utilisant une sono défectueuse qui écorchent même les oreilles insensibles. Les enseignants des deux établissements sont exaspérés par ces nuisances sonores. Il est peut être temps de mettre un peu d'ordre dans cette auberge espagnole et permettre aux enfants de travailler dans la sérénité.
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
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L'analphabétisme persiste
En l'absence de statistiques fiables sur ce fléau à l'échelle locale, l'observateur peut se rendre compte facilement de sa gravité. A Sidi Aïssa, il ne touche pas uniquement les adultes du troisième âge ou les femmes, mais même des catégories qui sont sensées avoir reçu une instruction scolaire. Ce fléau est visible par exemple dans certaines administrations où le recours à l'écrit est fondamental. Ainsi, il n'est pas rare de voir à la poste des gens vous aborder avec un chèque à blanc, un formulaire quelconque vous priant de le remplir. Il en va de même avec les feuilles de maladie. Les retraités recevant une pension de France, sont obligés de recourir aux écrivains publics pour se mettre en conformité avec les caisses dassurance. Au moment où la rentrée scolaire approche à grands pas, il est peut être temps de réfléchir aux cours d'alphabétisation qui pourront ouvrir des horizons nouveaux à beaucoup de citoyens aux prises avec les tracas de la bureaucratie.
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
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Les artisans touaregs
Chaque jour, la placette du centre ville de Sidi Aïssa est envahie par une foule de curieux. Cette masse humaine entoure avec admiration, trois jeunes Targuis. Assis par terre et sans nattes, ils semblent ne pas remarquer tous les regards qui les scrutent. Beaucoup de leurs instruments jonchent le sol. Pèle mêle, on peut voir une petite enclume montée sur un support de bois. Des tenailles, des marteaux et l'inévitable chalumeau relié à une bouteille de gaz. Celui qui semble le chef, lève la tête de temps en temps pour accompagner le produit qu'il façonnait d'explication. Ces artisans couteliers permettent de voir toutes les étapes de fabrication des couteaux de cuisine et des faucilles. Les matières utilisées sont le bois pour les manches et l'acier pour l'aspect tranchant de l'objet. Ces artisans qui vous laissent pantois par leur dextérité et leur savoir faire perpétuent ainsi les petits métiers qui ont disparu du paysage, acculés par la culture de l'oubli et la recherche du factice.
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
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La récompense des meilleurs
Comme, il est de tradition en chaque fin d'année, les écoles vivent une grande fébrilité. L'attente des résultats, leurs commentaires et l'émulation qui s'instaure entre les différents établissements, confère au climat une saveur spéciale. A Sidi Aïssa, la plupart des écoles fondamentales, ont récompensé leurs meilleurs élèves à l'occasion du 16 Avril avec la collaboration des associations de parents d'élèves. Sauf l'école fondamentale « Ali Ibn Abi Taleb » qui a attendu la fin des examens du B E F pour honorer les élèves félicités. Le choix s'est porté sur les élèves qui ont eu plus de 16/20 de moyenne annuelle. Le premier élève de l'école est Koudri Farès (9AF avec plus de 18,73 de moyenne). Pour cet établissement, c'est grâce au chapitre financier réservé à cet effet que ces récompenses ont pu avoir lieu. Il est à noter que deux nouveaux retraités ont reçu par la même occasion des prix symboliques pour services rendus.
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
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