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Scènes de vie |
Il y a 103 articles |
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Une passerelle qui rend service...
La réfection des berges de l'oued Guétrini a été accueillie avec beaucoup d'enthousiasme par la population de Sidi Aïssa. En effet tout au long de l'oued, on peut se promener en toute quiétude. Fini, la boue et le terrain défoncée. Des arbres ont été plantés, des bancs publics installés et un éclairage conséquent pour la nuit. Mais ce qui a le plus réjoui la population, c'est la construction d'une passerelle au niveau de l'emplacement du générateur délectricité. Ainsi les habitants du quartier dit : "Des martyrs" n'ont pas besoin de faire de grands détours pour accéder au centre ville. Elle évite surtout aux enfants qui vont à l'école d'être en contact avec les routes où circulent les automobiles. Cette passerelle permet aussi à tous les téméraires qui descendaient jusquau lit de l'oued afin de raccourcir la distance, de s'exposer aux dangers de la glisse. Cette traversée de l'oued était périlleuse car souvent il se produisait des chutes très dangereuses pour les grands et les petits.
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
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Une bâtisse menaçante
Une ancienne bâtisse du centre ville menace de sécrouler à tout instant. Cette dernière est une survivance de l'époque coloniale. Sa surface dépasse facilement les six cents mètres carrés. Elle est construite sur un étage. Elle comporte des locaux commerciaux, des logements et une vieille écurie. Les autorités locales qui avaient pris conscience de ce danger permanent, avait proposé aux propriétaires de la racheter. Mais comme, elle appartient à onze héritiers, trois d'entre eux ont refusé de céder leur part. Le but de ce rachat, c'est de démolir la bâtisse et de procéder à sa reconstruction. La restauration dans le cas présent est impossible à faire. Sinon, son charme est certain. Dores et déjà, et pour écarter le plus grand danger, le premier étage a été vidé de ses habitants et l'escalier en bois qui y mène est condamné. Les passants qui fréquentent cette allée commerçante, oublient qu'ils passent à côté d'un écroulement qui savérerait fatal. Surtout qu'à proximité se trouve le café le plus célèbre de la ville.
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
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Des billets neufs sinon rien...
Un phénomène un peu étrange s'est ancré dans les murs locales. Il ne date pas dhier, mais on a limpression que les générations se le transmettent comme une vertu incontournable. Il donne le tournis aux commerçants, aux officines, et à tous les centres qui utilisent largent. En effet, tout le monde exige, lorsqu'il reçoit de l'argent, des billets neufs et des pièces sorties tout droit de la banque d'Algérie. A la moindre écorchure, au moindre froissement ; l'usager n'accepte pas de les prendre. Vous avez beau expliquer que tant qu'un billet ou une pièce, nont pas été retiré de la circulation, personne n'a le droit de refuser la monnaie nationale. Malgré tout ça, votre argumentation reste sans écho. Ainsi les récalcitrants vous répondent que ça ne vient pas d'eux et que c'est les autres qui refusent de prendre l'argent endommagé par l'usage. Les gens de la ville qui voyagent vers d'autres contrées auront vite remarqué que cette mauvaise habitude, n'est l'apanage que de leur localité. Beaucoup se font rabrouer quand, ils essayent de reproduire ce comportement incivil et sont obligés d'adopter profil bas et de se soumettre à la règle. De retour chez eux , la tradition reprend vite le dessus.
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
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