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06/09/2010
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  Economie Il y a 37  articles 
La daira s'occupe des logements

Les nouvelles dispositions prises par le gouvernement concernant le transfert des prérogatives de distribution des logements sociaux à la Daira en lieu et place des APC, ont suscité différentes réactions dans l'opinion. Chacun y est allé de sa propre interprétation, entre partisans et récalcitrants. A Sidi Aïssa, les citoyens ont été invités à déposer leurs dossiers de demande de logements au niveau du siège de la Daira allant aisni dans le sens de l'instruction gouvernementale. C'est un lieu commun de dire qu'il y'a un problème de logements dans la ville et les chiffres montrent que Sidi Aïssa reste peut être l'une des villes les plus lésés d'Algérie dans ce domaine. Le plus grand effort a été beaucoup plus fourni par les particuliers que par les programmes de résorption de ce phénomène de l'Algérie indépendante. Un citoyen employé dans le commerce et qui peine depuis plus de vingt ans à bénéficier d'un logis trouve cette nouvelle disposition : « Plutôt bonne,car le chef de Daira en sa qualité de responsable nommé par l'Etat et dont la neutralité est évidente, peut ne pas subir les influences d'usage et faire son travail dans la transparence la plus totale ». Ce discours est partagé par bon nombre de citoyens qui voient dans le chef de Daira l'homme le plus indiqué à gérer un dossier aussi explosif que celui du logement. Sa qualité de commis de l'Etat venant d'une autre région peut le soustraire aux réseaux locaux qui peuvent faire jouer certaines alliances fondées sur des critères subjectifs. Mais un autre son de cloche nous vient d'un membre très actif du parti FLN, qui met en avant la question de la légitimité populaire acquise par le biais des urnes. Ainsi, il affirme sans ambages : « Moi, je crois qu'il fallait laisser ce dossier aux mairies car l'exécutif a été élu par la population et c'est l'exécutif qui doit être à l'écoute des problèmes quotidiens des gens et aussi c'est à lui de leur trouver des solutions du fait de la connaissance du terrain et du contact permanent avec les citoyens » Ce point de vue partisan semble plausible, mais il ne faut pas perdre de vue que la Daira dans l'abord de la question du logement social ne va pas travailler en solo et fera appel à une commission où l'exécutif aura son mot à dire. Le même militant revient à la charge en disant : « Les pouvoirs publics doivent définir des critères limpides comme l'eau de roche pour permettre à ceux qui planchent sur le dossier brûlant du logement de pouvoir satisfaire tout le monde et quand les bénéficiaires sont connus personne ne trouvera à y redire ». Il est clair que quelque soit l'organe qui s'occupe de la gestion de ce dossier sensible, le meilleur moyen d'éviter tous les problèmes c'est de mener à terme les chantiers en cours, ensuite multiplier les formules d'offre et dépasser aussi le système des quotas.

Par Slimane Aït Sidhoum
Journaliste et écrivain



La restauration : un secteur sinistré

Les projets réalisés dans le cadre de l'investissement économique à Sidi Aïssa se comptent sur le bout du doigt et ce depuis l'indépendance du pays. La faiblesse du tissu économique a engendré un taux de chômage chez les jeunes qui a atteint ces dernières années des proportions alarmantes. Ce fléau qui gangrène la vie locale n'est pas du à la sous qualification de cette tranche active de la population mais beaucoup l'imputent à une volonté franche de marginaliser les jeunes et sauvegarder des positions avantageuses acquises à l'époque des glorieuses années soixante dix et quatre vingts. Mohamed qui est né dans la banlieue algéroise peste contre la léthargie économique dans laquelle se complaît la ville de Sidi Aïssa avant d'ajouter : « Il y'a tant de choses à faire et tant de créneaux à investir, mais on a l'impression que les autorités locales sont déconnectés des réalités quotidiennes de la ville » Parlant avec tout son corps, il poursuit en ces termes : « Un seul créneau me tient à cour, c'est le domaine de la restauration. Avec l'offre qu'on pourrait faire aux milliers de passagers qui transitent quotidiennement par la route nationale n°8, il y'a de quoi occuper la moitié des chômeurs » Ses prévisions sont peut être très optimistes, mais ce secteur ne peut pas résorber à lui seul toutes les demandes d'emploi. Allant jusqu'au bout de ses idées et tenace comme « Boudha », il nous fait remarquer que la ville de Sidi Aïssa est devenue un point noir pour les automobilistes car ils ne trouvent pas les commodités nécessaires pour opérer des haltes. Les familles ne sont pas à l'aise et on ne leur offre rien pour les attirer. La conséquence de cette négligence dans les services a favorisé la ville de Aïn El hjel qui a tout absorbé. Selon toujours le même interlocuteur, il suffit de faire bénéficier aux jeunes des lots de terrains situés tout au long de la route nationale n°8 et exiger dans un cahier de charges élaborés en commun accord entre l'APC et les investisseurs intéressés par la restauration et à coup sûr les résultats seront probants. Du côté des propriétaires historiques des restaurants du centre ville, on entend le même son de cloche, la ville de Aïn El Hjel n'a rien laissé à Sidi Aïssa, malgré des efforts sur la qualité et les aménagements entrepris, ayant coûté des sommes faramineuses, les voyageurs boudent la ville. Un autre problème a surgi ces derniers temps c'est l'augmentation du trafic routier et l'encombrement du centre ville par des centaines de voitures. Cet état de fait pénalise la restauration car le voyageur ne se sent pas à l'aise pour pratiquer la halte salvatrice. Un autre phénomène à ne pas perdre de vue, c'est la multiplication de la mendicité sur la voie publique. Dès qu'un automobiliste s'arrête, il est harcelé par une bande d'enfants en haillons qui exaspère le plus téméraire des voyageurs. Beaucoup pensent que la place de ces enfants et dans les écoles et non dans la rue à la merci de tous les fléaux. Il reste aux autorités locales de répondre positivement à toutes les doléances de ces jeunes qui piaffent d'impatience de se lancer dans la vie active.

Par Slimane Aït Sidhoum
Journaliste et écrivain



Le micro crédit contre le chômage

La ville de Sidi Aïssa vient d'organiser une journée d'information sur le micro crédit et la création de petites entreprises. Cette rencontre a permis de passer en revue toutes les opportunités offertes aux jeunes pour s'insérer dans le monde du travail. Le chômage à Sidi Aïssa a atteint des proportions qui dépassent l'entendement et à titre d'exemple en six mois, il n'a été crée que cinq postes et les perspectives ne sont pas bonnes pour les prochains mois. Le micro crédit demeure l'une des solutions pour endiguer ce fléau qui ne cesse d'empoisonner la vie quotidienne des jeunes diplômés ou non.

Par Slimane Aït Sidhoum
Journaliste et écrivain



338 logements distribués.

La daira de Sidi Aissa vient de rendre publique cette semaine la liste des 338 heureux bénéficiaires des logements sociaux. La commission locale de distribution des logements qui a été installée au début de cette année a eu à traiter plus de six mille demandes et après enquête sur le terrain le verdict est enfin tombé en faisant plus de mécontents que de satisfaits. Il faut rappeler que la ville de Sidi Aïssa n'a bénéficié depuis l'indépendance que d'un millier de logements en tout et pour tout. Cela est vécu par la population comme une grave marginalisation de la ville par rapport au programme national de la résorption de l'habitat précaire. Cette fois ci ce sont les sans emplois et ceux qui ont des revenus qui flirtent avec le SMIG qui ont été favorisés. Mais le hic dans cette affaire, c'est tous ceux qui ont été oubliés et ayant des revenus intermédiaires et qui ne peuvent ni louer ni construire et qui ne savent pas à quelle autorité s'adresser pour trouver une solution à leur calvaire. D'autres se sont dirigés vers la Daira et le siège de l'APC pour avoir des explications sur les critères qui ont présidé à cette distribution mais le dialogue n'a pas été fructueux. Certains parmi eux ne comptent pas en rester là et veulent présenter une pétition aux hautes autorités du pays. Par ailleurs, il faut signaler que beaucoup de ces heureux bénéficiaires ont d'ores et déjà reçu des avances en sommes sonnantes et trébuchantes pour avoir fait des promesses de ventes à des particuliers. Selon l'un des bénéficiaires qui a déjà vendu son appartement sans l'avoir vu cette aubaine constitue une indemnité versé par les pouvoirs publics comme une prime au chômage.

Par Slimane Aït Sidhoum
Journaliste et écrivain





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