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09/02/2010
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Le blé
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Les silos de stockage du blé.


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  Economie Il y a 37  articles 
Entretien du réseau du gaz et de l’électricité

Les travaux entrepris par la Sonelgaz sur le réseau du gaz et de l’électricité à Sidi Aïssa, visent à offrir aux consommateurs de meilleures prestations. Ainsi cette opération qui rentre dans le cadre de l’investissement répétitif est une sorte de prévention contre les avaries (les pannes, les chutes de tension). Pour ne pas incommoder les citoyens de la ville, les travaux se font par quartier et à des horaires qui ne gêneraient pas les administrations et les boulangeries. Autre fait à relever, les usagers sont informés à l’avance des dates des travaux et des moments de coupures. Cette manière de procéder et à encourager et épargnent beaucoup de désagréments aux habitants de la ville.

Par Slimane Aït Sidhoum
Journaliste et écrivain



Des entrepreneurs floués

Sidi Aïssa avait bénéficié d’un programme d’aide de la banque mondiale pour éradiquer l’habitat précaire. Mais ce dernier a fait beaucoup de mécontents surtout parmi les entrepreneurs. En effet une vingtaine d’entre eux, mis en collaboration pour réaliser des projets bien définis crient déjà au scandale. Après avoir soumissionné, ils ont été réunis et ils se sont vus attribuer des projets mais avec des prix administratifs fixés par un bureau d’études. Lorsqu’ils ont commencé la réalisation des travaux, ils se sont rendus compte que les prix proposés par l’administration sont dérisoires et les coûts sous évalués. Car, entre la réalisation de l’étude et le début des travaux les prix des matériaux de construction, du transport et de la main d’œuvre avaient augmenté. Aujourd’hui, ils invoquent le code des marchés qui stipulent que les prix à partir du troisième mois peuvent être révisés à la hausse. En un mot, ils veulent une revalorisation des prix pour pouvoir achever les projets. Sinon, c’est la faillite qui les guette et au bout des centaines de pères de famille mis au chômage.

Par Slimane Aït Sidhoum
Journaliste et écrivain



Sidi aissa par temps de disette
SIDI AISSA PAR TEMPS DE DISETTE

Pour la céréaliculture les choses vont de mal en pis selon un technicien en agriculture : « nous vivons une catastrophe car depuis 1998 il n’y’a pas eu de récolte » L’absence de pluie durant ces trois années, avait anéanti tous les espoirs des petits cultivateurs qui pour amortir ce choc terrible, avaient surtout recouru aux indemnités versées par l’état et à l’endettement. Les conséquences d’une sécheresse : La ville qui connaissait une certaine prospérité lors des moissons heureuses, avait aussi ressenti les effets de cette sécheresse endémique et tous les commerçants avaient vu leur chiffre d’affaires baisser vertigineusement. Les seules ressources des habitants proviennent de l’agriculture et de l’élevage ; en l’absence d’un tissu industriel conséquent. Pour sauver la mise, il existe des solutions simples mais qui tardent à être mises en pratique, comme l’exploitation de l’eau de pluie. La ville et sa région sont traversées par cinq oueds qui font au moins une crue par année, et déversent dans la nature des centaines de milliers de mètres cubes . L’idéal réside sans conteste dans l’édification d’un barrage ou d’une retenue. Ils seront d’un secours certain par temps de disette. D’ailleurs une vieille étude faite en 1945 du temps de la colonisation, recommandait l’utilité de ce genre d’ouvrage. Un vieux monsieur et véritable mémoire vivante de la ville parle de 1958, c’est à dire quarante ans avant cette récolte nulle : « Ce fut une année bénie, où l’ancien marché qui avait une grande surface, n’avait pas suffi à contenir tous les sacs apportés par les Fellahs et l’ex SIP était complètement dépassée par ce don du ciel » Il se rappelle que l’un de ses cousins, grand commerçant avait acheté 2000 quintaux de blé. D’après la même personne le rendement avait atteint selon les fellahs de l’époque de 80 à 100 q/h, alors que la moyenne actuelle varie de 40à 50 q/h pour une surface cultivable de 14400 h.


Les parents pauvres de l’agriculture sont les fruits et légumes, qui restent très circonscrit à une culture vivrière. Les douze hectares affectés aux fruits et aux légumes ne répondent qu’aux besoins immédiats de ceux qui les possèdent. Surtout pour les fruits où il n’existe pratiquement pas de vergers, à part quelques petits jardins où les propriétaires ont planté un nombre très restreint de néfliers, d’abricotiers et de figuiers, destinés à une consommation domestique. Les services qui sont sensés offrir une assistance technique et scientifique aux Fellahs se trouvent coincés entre quatre murs à cause des moyens dérisoires dont ils disposent. Même les Fellahs ne sollicitent le service que lorsqu’ils ont un problème administratif, ou des indemnités à réclamer, car ils restent marqués par un fonctionnement traditionnel et une gestion archaïque de leurs propriétés. Avec tous les avatars que rencontrent les fellahs et les éleveurs, la mécanisation est une vue de l’esprit.

Par Slimane Aït Sidhoum
Journaliste et écrivain



Sidi aissa par temps de disette 1

La ville de SIDI-AISSA, est située à quelques encablures de la steppe. Elle tire son nom d’un saint fondateur, dont les mérites sont connus à travers tout le territoire national. Ses habitants sont fiers d’elle et pour lui marquer leur affection et leur attachement, ils lui ont donné un diminutif qui fait fureur chez tout le monde, grands et petits : « AOUES aux deux sépultures ». L’histoire des deux sépultures est connue par tous, elle fait partie de la mémoire collective que toutes les générations se transmettent. Ainsi, il se raconte que lors de la mort du saint fondateur, ses descendants qui habitaient deux lieux différents : l’emplacement actuel de la ville qui porte son nom et la région de AIN OUESSERA, se mirent à se disputer le droit de l’enterrer là où ils résident et bénéficier par la même occasion de sa bénédiction éternelle. La dispute avait pris de l’ampleur mais un miracle se produisit dans la nuit et mis-fin à l’entêtement des deux çofs.


La sépulture du saint se dédoubla et chacun a pu avoir le saint chez lui. D’ailleurs même le grand intellectuel Algérien Mostefa Lacheraf, qui est natif des environs de la ville, lui rend un vibrant hommage dans son dernier livre magique : « Des noms et des lieux ; mémoires d’une Algérie oubliée » Une vocation Agro pastorale : Sidi Aïssa et sa région ont une vocation agro pastorale et une tendance de plus en plus vers l’élevage.





La céréaliculture est délaissée pour cause de mauvaise pluviométrie. Sur une surface totale de 51332 ha les terres pastorales se taillent la part du lion avec 18248 ha. L’élevage ovin est le plus prisé et le mouton de la région est reconnu à l’échelle nationale pour ses qualités gustatives. Il n’est pas rare de voir les jours de marché, l’arrivée de gens de différents horizons pour s’approvisionner en quartiers entiers de cette succulente viande. En 1996, le cheptel ovin s’élevait à 58989 têtes surclassant tous les autres qui n’ont qu’une présence symbolique. Le cheptel Bovin se réduit comme peau de chagrin pour n’atteindre que le nombre de 846, dont uniquement 20 vaches importées. La race équine et cameline ont tendance à se raréfier malgré certaines traditions locales bien ancrées depuis des siècles, telles les courses de chevaux et les fantasias. La situation sécuritaire n’a pas arrangé les choses. Des incursions terroristes chez les éleveurs, les avaient fait fuir. Ainsi la ville avait reçu ces cinq dernières années plus de vingt cinq mille nouveaux habitants. Cet exode massif a rogné sur les maigres ressources de la ville et les infrastructures n’arrivent plus à suivre.




Par Slimane Aït Sidhoum
Journaliste et écrivain





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