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Education |
Il y a 44 articles |
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De la formation des enseignants
la rentrée scolaire 2004 / 2005, Mr Le ministre de l'éducation nationale « Aboubakeur Ben Bouzid » avait fait une annonce qui a été considérée par les enseignants comme une avancée remarquable. Il s'agissait du projet de permettre à tous les enseignants non bacheliers d'être inscrits automatiquement à l'examen et leur ouvrir ensuite les portes de l'université. Cette aubaine visera l'amélioration des compétences et une meilleure prise en charge des difficultés scolaires des enfants. Mais depuis, les enseignants attendent toujours la suite à donner à cette annonce. A Sidi Aïssa, la plupart des enseignants interrogés sont favorables à ce qu'ils reviennent sur les bancs des études. Dans le même temps, beaucoup d'entre eux n'ont pas attendu cette annonce pour se lancer dans des carrières universitaires heureuses. Ainsi, il y'a plus d'une centaine qui fréquentent les campus d'Alger, de M'sila ou de Bouira. L'exemple de Mohamed est édifiant et il parle de sa ténacité avec fierté en ces termes : «Malgré un emploi du temps chargé et des problèmes personnels inextricables, je trouve toujours le moyen de rejoindre une fois par semaine Bouira pour suivre des cours de droit ». Il faut dire que les sciences juridiques sont le domaine le plus prisé et le plus recherché. Cet engouement pour le droit n'est pas un effet de mode mais une sorte de mimétisme qui s'est inséré dans leurs ambitions en voyant les réussites fulgurantes de beaucoup d'enfants de la ville dans ce domaine. Un autre paramètre n'est pas à perdre de vue c'est celui des perspectives offertes par le droit ( notariat, avocat et enseignement à la fac). A côté des ambitions légitimes d'une promotion sociale par l'instruction, un autre enseignant jette un regard critique sur son travail à l'école en affirmant : « Vous savez, la carrière d'enseignant est longue et très routinière. On a l'impression de faire toujours la même chose et on ne se renouvelle pas. Puis côté progression dans la carrière c'est la panne à tous les étages de l'ascenseur des promotions ». Ce constat est validé par la réalité du terrain. Rares sont les enseignants qui changent de statut ou obtiennent des promotions après tant d'années d'abnégation. Les critères exigés sont des fois décourageants pour la plupart, et la seule issue pour sortir de la routine reste la formation continue. Selon d'autres enseignants et malgré l'existence de textes réglementaires incitant les chefs d'établissements à alléger les emplois du temps des enseignants engagés dans des études universitaires, beaucoup passent outre et surchargent les enseignants pour ne pas leur laisser le temps de souffler et les pousser à abandonner ou à se trouver face à des dilemmes inimaginables. Le ministère de l'éducation qui a pris conscience depuis déjà un certain nombre d'années de la nécessité de tirer vers le haut la qualité de l'enseignement, doit mettre les moyens adéquats et aller dans le sens des souhaits des enseignants qui ne rêvent que d'améliorer leurs compétences.
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
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Des rythmes déroutants
A chaque annonce du calendrier des vacances et des dates des examens scolaires, c'est le mécontentement dans le corps enseignant. Selon un professeur de mathématiques à Sidi Aïssa, c'est le côté : « calcul d'épicier qui me révolte dans le choix des dates ». Pour en finir avec le flou de sa sentence, il expliqua avec arguments à l'appui : « Le ministère de l'éducation se livre à des additions et à des soustractions pour essayer de concocter ses calendriers. D'abord, ce n'est pas les rythmes biologiques des enfants qui président aux choix mais c'est la zone dans laquelle se trouve la région, alors qu'on sait qu'il fait des fois plus chaud à Alger qu' à Bou Saada ». La preuve pour Sidi Aïssa, on rentre une semaine après en Septembre par rapport à Alger et ses environs, mais on se trouve priver de deux semaines pour les vacances d'hiver et du printemps. Tout le monde est unanime pour dire que prendre une semaine de vacances en hiver est un non sens et une atteinte à la santé des élèves. Un instituteur ayant plus de vingt ans d'expérience dresse un constat qui va dans le sens de ce qui a été avancé : « Dès le début du mois de décembre, les élèves commencent à donner des signes de fatigue inquiétants et qui se traduisent par des grippes à répétition et un taux d'absentéisme très élevé car il ne faut pas oublier qu'ils sont sur la brèche depuis plus de trois mois et demi ». Les cent jours dont parlent cet enseignant sont une charge qui influe sur leur capacité à assimiler et les rendent des fois incapables de se concentrer. Ce constat est partagé par les enseignants qui exercent dans les paliers supérieurs. Un professeur de collège va dans le même sens que son collègue du primaire en racontant cette anecdote récurrente : « En voyant leurs camardes d'Alger et de Sour el Gozlane prendre leurs vacances une semaine avant nous, mes élèves me disent pourquoi eux, ils sont au repos et nous on doit encore rester une semaine de plus ? J'ai beau leur expliquer qu'on rentre une semaine après eux en Septembre, ils ne comprennent rien à mes arguments et ils répondent dans les faits par un désintérêt total au travail en ayant toujours en point de mire la fin de leur long trimestre ». Tous les enseignants rencontrés sont pour revenir à une harmonisation du calendrier des vacances et des examens. Ils demandent surtout à ce que les rythmes soient étudiés selon une logique scientifique et non une logique mercantile. Un cadre de l'éducation nationale nous dit en guise de conclusion : « Des fois on reproche à notre zone de prendre les vacances d'été plus tôt, c'est tout à fait vrai, mais la question que j'aimerais poser dans ce cas est la suivante : Quel est l'établissement scolaire dans l'Algérois qui continuent à dispenser des cours aux enfants au delà du 30 Mai de l'année scolaire ? » Le débat sur les rythmes reste ouvert, il est uniquement utile de rappeler que dans les pays développés, les enfants ont droit à dix jours ou quinze jours de repos après chaque soixante dix jours de travail en classe. Pourquoi ne pas instaurer cette règle chez nous ? ? !! !
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
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Le bac de tous les espoirs
L'un des centres qui accueille les candidats libresau baccalauréat de la wilaya de M'Sila est un collège d'enseignement moyen baptisé « Ahmed Chawki ». Le choix de ce centre n'est pas fortuit car il est situé à côté de l'université « Mohamed Boudiaf ». Cette proximité permettra aux candidats venus du vaste territoire de la Wilaya d'y trouver le gîte et le couvert pendant les trois jours que dureront les épreuves et éviter ainsi des déplacements harassants ou des retards éventuels. Pour Mohamed qui vient de M'Sif, c'est son neveu qui lui a laissé la chambre pour la période du BAC. « Je vais pouvoir me reposer entre les épreuves de la journée et éviter de traîner dans les cafés, surtout que l'après midi la reprise ne se fera qu'à quinze heures » Affirma t'il. Les épreuves du matin de ce premier jour se sont bien déroulés et la plupart des candidats qui viennent de sortir affichent plutôt des mines qui en disent long sur leur satisfaction. Dans ce groupe mixte qui continue de discuter après le départ de la plupart des candidats, les langues se délient et c'est Lakhdar qui nous parle de ces objectifs, qui ne se concrétiseront selon lui, qu'après la réussite de cet examen clef. Il commence par se présenter : « Moi, je viens de Aïn Melh et dans la famille nous sommes Fellah de père en fils. Nous avons revalorisé une dizaine d'hectares de cette terre qui semble à première vue ingrate pour en faire de grands vergers où nous avons planté essentiellement des abricotiers et plus récemment nous avons introduit l'olivier ». Mais une question taraude le groupe, et c'est Fatiha, une fille de Bou Saada qui la pose : « Pourquoi passer un bac lettres quand on est versé dans l'agriculture ? ». Lakhdar qui semblait s'attendre à cette question répond sans attendre en ces termes : « J'ai déjà mon frère qui est ingénieur agronome et moi je voudrais faire des études en management pour monter une entreprise de commercialisation de produits agricoles ». Il est heureux de constater que malgré, le travail de sape dont est victime l'école, il existe encore des jeunes qui croient aux études. C'est au tour de Malika, la trentaine bien entamée de prendre la parole et de dire : « Moi, j'ai bon espoir après le bac de me perfectionner afin de progresser dans ma carrière d'enseignante ». Elle veut préparer une licence de Français et passer le concours des inspecteurs de l'éducation. Elle n'oublie pas d'ajouter : « Quand on commence sa carrière en tant qu'instit en Algérie, on la finit avec le même grade, alors moi je veux anticiper sur cet état de faits ». Beaucoup d'Algériens ont pris conscience que la formation continue est irremplaçable et qu'on peut avec de la volonté apprendre à tout âge, c'est pour ça que le baccalauréat constitue un tremplin non négligeable pour donner vie à ses rêves.
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
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Bef : des résultats mitigés
Les résultats du BEF de l'année scolaire 2004 - 2005, n'ont pas failli à la tradition et une nouvelle fois la wilaya de M'Sila n'a pas atteint la moyenne nationale qui a été de 41,73%. Sur les 26660 candidats, il y'a eu 880 collégiens qui ont pu décrocher l'examen soit, un taux de réussite de 33%. Dans cette morosité récurrente, il n'y'a que les établissements de la ville de Sidi Aïssa qui ont tiré leur épingle du jeu en se situant dans la moyenne nationale. Malgré le cumul des problèmes qui ne se résolvent pas, avec le manque d'infrastructures et de postes budgétaires, le niveau à Sidi Aïssa continuent de se maintenir vaille que vaille. Certains chefs d'établissements de cette ville, sont unanimes à dire que si : « Sidi Aïssa ne bénéficie pas d'une attention particulière, elle rejoindra le contingent des médiocres » En effet dans certains établissements de la wilaya, le taux de réussite au BEF, n'a pas atteint les 10 %. Et, les choses ne semblent pas en voie d'amélioration surtout quand on voit les résultats de la sixième qui cette année ont été de 26% dans toute
la wilaya. Il a fallu recourir au rachat pour arrondir les chiffres. L'épreuve de langue française dans cet examen s'était avérée fatale pour les petits élèves.
Une nouvelle fois, il reste beaucoup à faire dans la wilaya pour l'amener à vaincre les vieux démons de la langue Française et des mathématiques.
Par Slimane Aït Sidhoum Journaliste et écrivain
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